Le Carnaval de Martinique – Saison 2026

Le Carnaval de Martinique n’est pas seulement une fête. C’est une expérience collective, profondément ancrée dans l’identité de l’île, à vivre au moins une fois pour comprendre la Martinique autrement.
En Martinique, le Carnaval ne débarque pas d’un coup. Il s’installe doucement, presque en silence au début, puis prend toute la place. Dès le mois de janvier, les costumes sortent des placards, les groupes se préparent, et l’île se met progressivement en mode Carnaval… jusqu’à l’explosion des jours gras.
Le Carnaval martiniquais se vit moins chaque week-end, mais beaucoup plus intensément sur les temps forts. Et surtout, tout le monde participe.
Un Carnaval qui raconte la Martinique
Le Carnaval de Martinique est profondément lié à l’histoire de l’île. Comme pour la Guadeloupe, il reprend les codes européens, mais très vite, les populations esclaves puis affranchies s’en emparent pour en faire un espace de liberté, de satire et d’expression populaire.
Se masquer, caricaturer, exagérer, inverser les rôles : le Carnaval devient un moment où l’on peut tout dire autrement. Cet esprit est toujours bien vivant aujourd’hui.
Chaque année, Vaval, le roi du Carnaval, incarne un thème lié à l’actualité ou à la société. On en parle, on le commente, on s’en amuse… jusqu’à sa crémation, le mercredi des Cendres, qui marque la fin des festivités et l’entrée dans le Carême.
Les personnages incontournables du Carnaval
Ce qui frappe immédiatement quand on vit le Carnaval martiniquais, ce sont ses figures emblématiques.
Nèg Gwo Siwo
Impossible de passer à côté du Nèg Gwo Siwo, recouvert de mélasse sombre (jus de résidu de canne de couleur noire). Sa présence est forte, parfois dérangeante, toujours symbolique. Il rappelle la mémoire de l’esclavage et l’esprit de transgression du Carnaval.
Les diables rouges
Les Diables rouges, avec leurs cornes et leurs costumes flamboyants, incarnent l’excès et la provocation. Ils bousculent, interpellent et dynamisent les parades.
Les Mariannes et personnages satiriques
Ils incarnent souvent un événement ou un sujet d’actualité. Leurs costumes sont volontairement caricaturaux et humoristiques.
Les déguisements populaires
Travestissements, costumes faits maison, personnages imaginaires… Le public fait pleinement partie du spectacle. Pendant les jours gras, presque tout le monde se déguise.
Groupes, parades et ambiance
En Martinique, les groupes carnavalesques misent beaucoup sur la mise en scène.
Les parades sont construites autour de thèmes, de costumes travaillés et de chorégraphies collectives. La musique est bien sûr omniprésente, portée par les percussions, les cuivres et les chants.
L’ambiance est différente des déboulés guadeloupéens. Ici, le Carnaval est plus concentré, plus narratif, avec une montée en puissance progressive jusqu’aux jours gras.

Programme du Carnaval de Martinique 2026
▷ Samedi 10 janvier
- Soirée d’inauguration du Carnaval – Fort-de-France
- Présentation de Vaval et animations musicales
▷ Week-end du 17–18 janvier – Carnaval des quartiers
▷ Week-end du 24–25 janvier – Jour des écoles et des jeunes groupes
▷ Week-end du 31 janvier – Carnaval des familles avec la grande parade familiale du dimanche
▷ Week-end du 7–8 février – Arts et traditions avec un défilé thématique à Fort de France le dimanche
▷Week-end du 14–15 février – Préparation des jours gras
Les jours gras : temps fort du carnaval martiniquais
Le Carnaval se déroule tout au long des mois de janvier et février, mais l’intensité monte clairement à l’approche des jours gras.
Dimanche Gras : 15 février 2026
C’est l’un des moments les plus attendus. Les grandes parades envahissent les rues, avec chars, groupes costumés et musique en continu. Les familles, les groupes d’amis et les visiteurs se mêlent dans une atmosphère joyeuse et colorée.
Lundi Gras : 16 février 2026
Traditionnellement dédié aux déguisements humoristiques et aux mariages burlesques. Les parades mettent en scène des situations absurdes et des personnages caricaturaux.
Mardi Gras : 17 février 2026
Point culminant du Carnaval. Tout le monde se déguise en rouge et noir (ou bleu et noir selon les communes). Les rues sont bondées, les groupes défilent sans interruption et l’ambiance est à son comble.
Mercredi des Cendres : 18 février 2026
La tonalité change. Le noir et blanc dominent les tenues. La crémation de Vaval symbolise la fin du Carnaval et l’entrée dans le Carême. Un moment à la fois festif et solennel.

Après le Carnaval, place au contraste
Une fois les festivités terminées, la Martinique retrouve une atmosphère plus apaisée.
La Mi-Carême, célébrée quelques semaines plus tard (le 12 mars 2026), offre une parenthèse festive plus discrète.
C’est aussi le moment parfait pour ralentir, explorer le nord de l’île, profiter des jardins tropicaux, des sites historiques et des espaces dédiés à la biodiversité. Après l’effervescence du Carnaval, ce contraste est souvent très apprécié.
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