
Singe écureuil de Bolivie
Saimiri boliviensis

Le singe écureuil de Bolivie, vif éclaireur de la canopée
Le singe écureuil de Bolivie (Saimiri boliviensis) est un petit primate originaire d’Amérique du Sud. On le rencontre principalement dans les forêts tropicales humides, les forêts galeries et les zones boisées proches des cours d’eau. Toujours en mouvement, il passe l’essentiel de sa vie dans les étages inférieurs et intermédiaires de la canopée.
L’espèce est classée Préoccupation mineure (LC) par l’UICN. Bien que ses populations restent globalement stables, elle dépend fortement de la préservation des forêts tropicales. Comme l’atèle à face rouge ou le capucin brun, le singe écureuil est sensible à la fragmentation des habitats forestiers.
De petite taille, il mesure environ 30 à 35 cm, auxquels s’ajoute une longue queue non préhensile. Son pelage gris-vert contraste avec son visage clair et expressif, marqué par de grands yeux sombres. Cette morphologie lui confère une excellente vision, indispensable pour se déplacer rapidement entre les branches et repérer la nourriture.
Omnivore, le singe écureuil se nourrit principalement de fruits, d’insectes, de fleurs et de petits invertébrés. Cette alimentation variée lui permet d’occuper une place importante dans l’écosystème forestier, notamment dans la régulation des populations d’insectes, un rôle partagé avec d’autres espèces arboricoles comme le capucin blanc.
Très sociable, il vit en groupes pouvant compter plusieurs dizaines d’individus. Cette organisation collective renforce la vigilance face aux prédateurs naturels, tels que les rapaces ou les félins forestiers comme le jaguar.
Au Zoo de Martinique, le singe écureuil de Bolivie permet d’illustrer la diversité des primates sud-américains et la richesse des comportements sociaux observés en forêt tropicale.
















Quelques anecdotes

Une énergie impressionnante
Le singe écureuil est l’un des primates les plus actifs. Il passe la majeure partie de la journée à se déplacer, explorer et interagir avec les membres de son groupe, laissant peu de place au repos.

Une communication discrète mais efficace
Les groupes utilisent une large gamme de vocalisations aiguës et de signaux visuels pour rester en contact dans la végétation dense. Cette communication constante est essentielle à la cohésion du groupe.
